Confronter la réalité aux suppositions
Aujourd’hui, j’ai eu la chance de participer à un groupe-test dans le cadre de l’élaboration d’une enquête pour une organisation que j’apprécie beaucoup.
Voici la suggestion que j’ai faite, en espérant qu’elle pourra servir:
Lorsque vous bâtissez une enquête, vous chercher à répondre à certaines hypothèses.
Ces hypothèses seront confirmés ou infirmés et vous pourrez dès lors présenter les résultats aux médias et à vos départements concernés. Vous connaitrez vos priorités et la réalité du groupe étudié.
Malheureusement, toutes les réalités souffrent d’à priori favorables ou défavorables (des perceptions externes). Et parfois, on a beau travailler à l’amélioration d’une réalité (par un produit, un service ou une action politique), les perceptions jouent contre vous, c’est bien connu.
Or, vous pouvez préparer les résultats de votre enquête et ainsi confronter les perceptions à la réalité:
Avant même que l’enquête soit lancée, montez un sondage précis et rapide à remplir questionnant les gens, de tout âge et de tout groupe, sur leurs perceptions de la réalité sur laquelle vous enquêtez. Montez un espace virtuel pour ce faire, avec les inscriptions à votre sondage, vous disposerez en plus d’un moyen de communication direct pour publier les résultats de l’enquête et du sondage à vos répondants.
Posez une hypothèse, sur certains points de votre enquête, selon laquelle les perceptions générales sont biaisés.
Compilez ce sondage express et comparez les perceptions avec la réalité que démontre votre enquête. Et joignez les faits intéressants de cette compilation aux résultats de votre enquête.
Cela constitue une information additionnelle de grand intérêt pour tout le monde. C’est aussi une bonne façon de savoir quelles perceptions doivent être corrigés avant ou pendant une campagne de sensibilisation ou même de pression. Et finalement, c’est un excellent cadre d’orientation pour n’importe quelle stratégie média visant à publier l’enquête.
C’est ainsi qu’on se rend compte, par exemple, que de nombreuses femmes (ou hommes?) sont intéressés par l’achat d’un jouet sexuel, mais que la pression sociale les empêchent d’effectuer l’achat en toute tranquillité d’esprit. (c’est pas le meilleur exemple, ce fait était assez empirique pour que personne n’ai eu à faire de sondage de perception.. Mais bon, je mettais promis de faire au moins une référence au sexe dans un de mes dix premiers posts)
C’est aussi ainsi, (toujours par exemple…), qu’on pourrait découvrir que: si la perception envers les propriétaires de voiture éco-énergétiques était assez élevée pour qu’une telle possession augmente sensiblement le niveau de reconnaissance sociale de son propriétaire, cette perception favorable jouerait dans la balance au moment de l’achat. (voir le principe du choix en théorie des jeux… J’y viendrais un jour)
Pas d’accord?
