hypractif | Création, animation et gestion d'espaces interactifs

Vos prochains groupes Facebook

D’ici une semaine, une bonne partie d’entre vous aurons rejoins un des groupes suivant:

“We want the old Facebook back”

“Stop changing Facebook”

et pour les plus naïfs: “If this group reach 10 M people, Facebook will roll back to the old version”

C’est parce que Facebook est en train de lancer sa nouvelle interface. Plusieurs personnes dans vos réseaux y ont sans doute déjà accès, et si c’est le cas, plusieurs d’entre elles ont déjà bien fait savoir à quelle point elles la détestaient…

Vous en entendrez plusieurs dire que ce genre de changement risque de faire du mal à Facebook. Ils ont tort. Facebook n’est pas populaire pour son interface mais parce que nos amis y sont et qu’on peut faire pousser des cochons et spammer son réseau pour qu’ils rejoignent notre coopérative agricole virtuelle. Le design d’un outil est plus souvent un facteur d’adoption qu’un facteur de rétention.

Si vous tenez vraiment à dire à Facebook que vous n’aimez pas la nouvelle interface, supprimez votre compte et remplissez le questionnaire de fermeture.

Pour en savoir plus: le blog facebook

http://blog.facebook.com/blog.php?post=287459122130

Petit retour sur la conférence d’Infopresse sur le Web Participatif

Hier matin, j’ai été en retard d’une heure :) à la journée Infopresse sur le web participatif. Et voici mes commentaires très brefs sur l’essentiel des présentations, c’est à dire, ce qu’il faut répéter et répéter.

Jean-François Renaud d’Adviso a été solide, Windows 7, beaucoup moins.

3 choses méritent particulièrement d’être répétés:

  • Une stratégie interactive demande d’abord de la création de contenu.
  • L”investissement en ressources humaines ne doit pas être sous-estimé.
  • La qualité du contenu est reine (et une reine, ça coûte chère…).

(et j’ai eu un coup de foudre pour lui lorsqu’il a prononcé mon mot fétiche, c’est à dire “human” dans Business to Human. Pour comprendre, voir mon credo). Je le remercie aussi car il m’a donné une foule d’inspiration de sujets à traiter :)

Thomas Lecordier de BCP et Danielle Tardif pour NAPA ont montré que c’était possible, vraiment possible, de passer aux médias sociaux même lorsqu’on est une compagnie plutôt conservatrice à ce sujet.

Je pense qu’il faut principalement répéter ceci:

  • L’investissement en ressources humaines ne doit pas être sous-estimé.
  • Il faut avoir une stratégie de rétention (une porte de sortie, pour reprendre ses mots).

David Alston de Radian6 n’a pas traité du sujet prévu…

David est sympa, mais c’était décalé.

Répétons tout de même ceci:

  • L’investissement en ressources humaines ne doit pas être sous-estimé.
  • Si vous êtes mauvais dans le vrai monde, vous serez vraiment très mauvais en ligne… (if you suck offline, you’re really gonna suck online)
  • Sur le web, votre présence doit-être requise, non pas imposée.

Je m’attendais à une présentation sur “comment faire une bonne vigie” (tel qu’annoncé)  et nous avons finalement eu le droit à une “soupe” sur les médias sociaux, orientée communication. La première, j’aurais bien aimé, car même si j’ai pu tester la plupart des outils de vigie, je n’ai que rarement été dans des conditions de productions sur ceux-ci. J’espérais secrètement voir le fier cavalier sur son puissant destrier, manier du data et des expressions régulières… Enfin bref, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Ce n’est pas vraiment un reproche à David qui a été bon mais plutôt à Infopresse ou peut-être les deux? Bref…

… Je suis déçu, suis-je le seul?

ps: est-ce que j’ai assez insisté sur l’importance des ressources humaines en marketing web? non parce que, hier encore, j’ai vu des formations qui s’offraient avec la description suivante: “Vous savez, ces outils révolutionnaires qui nous permettent de publier et d’accéder à de l’information à une vitesse folle et à un coût ridicule.” tab…

Je vous présente RAWCATCHERS, la vie dans le bidonville de Mathare

Rawcatchers est un parcours initiatique dans l’un des plus grand bidonville d’Afrique au travers des yeux d’une vingtaine d’enfant et d’adolescents y résidant.

Réalisé en un mois dans la vallée de Mathare, à Nairobi (Kenya), Les capteurs de bruts, de son nom français, est un projet photographique né à l’initiative d’Edouard Reinach alors qu’il travaillait à l’ONU. Composé d’un petit groupe de collègues et d’amis, le projet a pris racine dans l’enceinte du club jeunesse du bidonville : Roots.

Sous la forme d’un petit concours, chaque enfant a eu la liberté de prendre des photos de sa vie quotidienne pendant trois semaines, sur la base de thèmes qu’ils choisissaient eux-mêmes.

La levée de fond fut orchestrée grâce à l’internet et, en moins de deux semaine, un peu plus de 900$ furent récoltés afin d’acheter appareils photos, pellicules et cadeaux pour les « gagnants ».

Sans retouches, sans tri et sans la présence d’étrangers lors des prises de vues, ces photos sont le témoignage brut de leurs vies quotidiennes.

J’ai réalisé ce projet avec quelques collègues alors que je travaillais à l’ONU au Kenya, j’espère que ces photos vous inspirerons.

http://rawcatchers.com

Animateur ou gestionnaire de communauté?

Je me bat avec ces deux concepts depuis quelques temps déjà. Depuis que la mode est au community management, je n’arrive pas à m’y faire, je bogue à chaque fois que je tombe sur le mot anglais ou sur son anglicisme (gestionnaire de communauté).

Je pense que les deux mots se valent, mais qu’ils expriment des concepts différents. Dans mes interventions et mes formations, j’essaie toujours d’insister sur cette distinction que je considère primordiale.

Un animateur de communauté est celui qui lui donne vie. L’image mentale que je vous communique est celle d’un animateur de camp de jour, de conférence, de groupe touristique… Au Club Med, pendant longtemps, le succès de l’entreprise reposait essentiellement sur ses G.O. Ces personnes là se soucient du bien-être des gens dont ils ont la charge, ils ont un enthousiasme communicatif, permettent la constitution de l’identité de groupe et facilitent le tissage des liens entre les membres des groupes. Sur le web, on en retrouve sur les sites à forte implication communautaire comme DeviantArt ou Flickr.

Un gestionnaire de communauté est celui qui structure ses espaces, son importance et sa relation à l’organisation. L’image mentale serait celle du gérant du Club Med, du camp de jour, de la conférence… Son activité principale est de permettre la tenue des interactions. Il planifie, organise et évalue les contextes et les cadres d’interaction. Son enthousiasme est le même, bien sûr, mais son point de vue et sa fonction diffère. Il n’entre pas directement en relation avec la communauté, il l’analyse, s’assure d’un ROI efficace et d’une bonne stratégie relationnelle. Il la comprend de façon plus globale et sa tâche est donc plus macro que micro. Sur le web, on les retrouve souvent au poste de “head social media” ou sous un nom quelconque de poste chargé de la stratégie d’engagement en ligne auprès de la clientèle.

Évidemment, à l’heure actuelle, ces deux postes sont extrêmement rares en entreprises et lorsqu’ils existent, la plupart des personnes occupent ces deux postes en même temps. De plus, bien souvent, ce que je constate, c’est que les activités stratégiques clés sont confiés à un cadre ou exécutif chargé des activités commerciales, en lignes ou de services à la clientèle; et que les fonctions plus managériales sont dévolues à un “head” ou à un animateur(/gestionnaire). La raison vient du fait que les activités en lignes représentent une part croissante des budgets et ressources alloués, mais trop d’entreprises persistent encore à croire que l’internet est une simple extension du réel et que ça se gère financièrement et stratégiquement de la même manière.

Je vous recommande de vous pencher sérieusement sur l’organisation interne de votre gestion des activités en ligne. Je suis sûr que vous découvrirez qu’il vous quelqu’un avec une vision stratégique et managériale ainsi qu’un pouvoir de prise de décision digne de ce nom. Le web va vite. Trop vite pour certains meeting et processus décisionnels.

Vous découvrirez aussi qu’il vous faut quelqu’un pour s’engager auprès de votre audience, de personne à personne ou de personne à un groupe. Quelqu’un qui aime ce que vous faites, qui aime se rendre utile et qui cherche sa reconnaissance dans le soutien qu’il apporte aux autres. Un vrai G.O du web. Une personne qui sera votre ambassadrice auprès de vos clients et qui contaminera et impliquera les autres départements de votre organisation dans ses activités. Mais qui sera aussi l’ambassadrice de vos clients auprès de vous et de vos décisions.

Finalement, vous découvrirez que la structure même de votre organisation devra subir de légères évolutions, à la fois dans les mentalités que dans la structure même de certaines choses. N’ayez pas peur de ces changements et mieux vaut commencer vite (et avant les autres)… Ça constituera un avantage concurrentiel majeur dans le futur.

Où en est votre société, à l’heure actuelle, dans cette réflexion?

Le problème du traitement du langage naturel expliqué par Google. (Quand on parle du loup…)

La semaine dernière, je vous parlais du problème du traitement du langage naturel (ou traitement automatique des langues) et de la raison pour laquelle j’espérais voir arriver une déclinaison de balises HTML dont la porte-parole serait la balise < sarcasm />. Mercredi dernier, je briefais un éventuel futur client aux importantes limitations des outils de veille et d’analyse d’audience pour les marques, tels que Radian6, Trackur, Nielsen ou buzzlogic

Aujourd’hui, c’est Google qui vous parle et qui vous donne un excellent aperçu des limitations des machines pour comprendre ce que l’on dit sur l’internet en s’appuyant sur l’usage des synonymes. Comme d’habitude, c’est bien expliqué, clair et sans détour [I LIKE]. Pour parfaire leurs base d’exemples, ajoutons que l’essentiel des outils de gestion de réputation et d’analyse d’audience tendent à proposer des “features” telles que votre taux d’amour ou de haine etc… Et ce, en scannant les occurrences de mots-clés tels que “amour” dans les messages contenant le nom de votre marque. Dites-moi donc si les messages suivants ont un lien avec l’amour que quelqu’un porte à votre marque:
- Aujourd’hui j’ai été chez (votre marque) avec celle que j’aime.
- J’aime ça quand le préposé à la clientèle de chez (votre marque) ne parle pas français… :(

Message à tous les gestionnaires de communauté (community manager) faites attention aux datas que vous crachent vos outils, et surtout, assurez-vous de bien les interpréter ;)

Un petit bijou visuel

Aujourd’hui je vous invite à prendre 10 minutes de votre temps pour fermer les lumières, vous emmitoufler dans quelque chose de chaud et monter le volume.

Cette vidéo est un petit chef d’oeuvre. Particulièrement si vous aimez l’architecture ou la photographie.

Gérer ses mots de passe sur le web: la solution

Je sais que plusieurs d’entre-vous choisissent des mots de passe d’une simplicité déconcertante en général, mais le récent rapport d’Imperva sur l’analyse des 32 millions de mots de passe hackés du site rockyou.com est abrutissant.

Ainsi, le mot de passe le plus fréquent est “123456″.

Si vous faites parti du groupe de gens à avoir comme mot de passe le nom de votre copain/copine, “love”, “qwerty”, “password” ou que vous êtes simplement énervé par la quantité de mots de passe à retenir et que vous utilisez toujours le même: voici deux solutions très simple à usage personnel que je vous propose afin de vous faciliter la vie sur le web et de vous garantir une meilleur sécurité en ligne.

Et il faudrait aussi que je blog sur les meilleurs pratiques et les politiques d’attributions des mots de passe en entreprise.

La solution: L’algorithme personnel

J’ai “inventé” confectionné cette méthode quand j’avais 12 ans et elle marche vraiment bien.

Choisissez un mot quelconque, entre 6 et 12 caractères: kamikaze, vasistas, citron, serviette etc… Et donnez lui au moins deux majuscules (KamiKaze, kamiKAze, KaMikaze…)

Ensuite, choisissez un chiffre ou deux, de 1 à 10. Nous prendrons le chiffre 6 pour l’exemple.

Regardez l’adresse du site sur lequel vous devez vous connecter.

Définissez-vous une règle de sélection des caractères.

Par exemple, décidez de choisir les deux dernières lettres avant le “.” du domaine. (ou la dernière lettre et la première lettre du domaine, ou les trois dernières lettres avant le points et la dernière lettre après le point…)

Et agencez le tout à votre convenance.

Par exemple: laKamIkaze6 / KamiKaze6la / la6kamikaZE etc.

Si vous êtes sur google.com, ça donnera: leKamIkaze6 / KamiKaze6le / le6kamikaZE

Si vous êtes sur yahoo.ca, ça donnera: ooKamIkaze6 / KamiKazeoo6 /oo6kamikaZE

jaja?

L’avantage, c’est que votre mot de passe sera différent de chaque site, tout en étant simple à créer, facile à retenir et surtout, compliqué à deviner. Ça marche pour tout les sites et aucune machine ne peut prédire votre algorithme personnel si les personnes derrières ces programmes ne lui ont pas dit de prendre l’URL en référence. Donc si un jour, un des sites dont vous êtes membres se fait cracker, les hackers ne pourrons pas accéder à vos autres compte par inférence (en essayant le même mot de passe). De la même manière, si votre petit ami connaissait votre mot de passe Facebook et qu’il devient votre ex, pas besoin de changer tous vos mots de passe.

Personnellement, je me suis ajouté certaines règles telles que le remplacement systématique d’une des lettres du nom de domaine en chiffre et l’ajout d’un point d’exclamation. C’est à vous de cuisiner ça à votre goût.

Attention: n’allez pas trop loin dans l’utilisation des caractères spéciaux (*!&?#$% etc.), plusieurs sites n’en acceptent que certains (par expérience, limitez-vous à “_”, “-”)

Dans un prochain billet, je vous parlerais d’une autre solution alternative qui a l’avantage de reposer sur un protocole mais plus difficile d’accès à l’heure actuelle. OpenID

Les applications web dans mon quotiden

Voilà un mois que je test une assez vaste palette d’outils en ligne afin de me simplifier la vie, particulièrement en ce qui concerne la gestion des factures, la gestion des projets et la gestion de vie. J’ai survécu pendant quelques années avec la super suite de google docs et de zoho, en me créant des formulaires pour enregistrer mon temps sous google spreadsheet, en faisant ma gestion de projet avec Office Project ou Zoho Project et en faisant mes brainstorm collaboratifs sur des Google Docs ouvert.

C’était bien, jusqu’en octobre, où l’augmentation de clients et de mandats m’a fait faire certaines erreurs vraiment bêtes. Rien de grave, heureusement, mais j’ai pris le temps, pendant les vacances, de me pencher plus attentivement sur les solutions qui me permettront que tout ça ne se reproduise plus, surtout quand le chaos s’invite à ma table.

J’ai donc testé une vingtaine d’applications qui faciliterait ma gestion courante et voici celles que j’ai décidé de retenir:

FreshBooks

Une application qui me permet de faire des estimés budgétaires, de les convertir en facture au moment venu, de faire la gestion du temps passé sur chaque partie d’un projet et de compter les heures directement depuis un gadget sur mon ordinateur ou iphone. On peut faire des factures récurrentes, être payé directement par cartes de crédits ou paypal et avoir plusieurs sortes de portraits financiers. Le petit plus que je trouve vraiment sympa, c’est qu’ils envoie les factures par la poste à ma place pour 1,20$ si j’en ai besoin! Ça coûte 20$ par mois. Splendid!


Action Method Online

Je connaissais bien BaseCamp et je connais évidement Zoho et Office Project. Ils ont tous des avantages très intéressants, mais aucun d’entres-eux ne répondait à une façon plus créative/intuitive de gérer les choses. Avant que je ne passe à ces logiciels, j’utilisait un bon vieux tableau blanc, avec beaucoup (trop) de post-it de différentes couleurs. Le résultat, très jolie, avait surtout l’avantage de me donner une représentation intuitive de l’état de mes projets ainsi que des idées qui les animent. Alors en fouillant, j’ai découvert Action Method Online (AMO) que je trouve très réussi. C’est la même méthode que j’utilisais avec mes post-its, mais en ligne et sur une base interactive. Je peux donc déléguer facilement certaines tâches, faire un suivi rigoureux auprès de mes collaborateurs et gérer les priorités en quelques clics. Les concepteurs disent avoir étudié les processus interne de gestion de la créativité dans de nombreuses entreprises et je trouve qu’ils en ont, effectivement, bien traduit l’esprit. Alors que les applications habituelles cherchent à inclure toutes les personnes sur un même projet, AMO cherche à partager les éléments du projet et conçoit ainsi chaque projet comme un tas de petits projets (tâches) et avec une perspective centrée sur les collaborateurs… Une sorte d’architecture en pelure d’oignon qui me plaît beaucoup. À 12$ par mois, c’est un peu plus chère que les post-its, mais ça se conserve plus facilement!

Money Strands

Vous avez sans doute déjà essayé Mint ou Wesabe, deux solutions vraiment pratique pour gérer ses finances personnelles en ce donnant des budgets, des cibles et des moyens de comparaison. Sauf que voilà, Mint ne fonctionne qu’avec les banques américaines (ils promettent depuis 3 ans de s’élargir au Canada) et Wesabe ne fonctionne pas avec Desjardins et plusieurs autres banques. Un peu par hasard, j’ai découvert Money Strands et c’est le pied! En 5 minutes, mes informations de comptes étaient agrégés et parlaient avec des beaux graphiques et de belles couleurs. J’ai tout de suite pu comparer mes dépenses en restauration et en loisirs avec les personnes ayant les mêmes données démographiques que moi et me rendre compte que, tout compte fait, je ne suis vraiment pas si pire que ça :). C’est gratuit et très sécurisé.

La seule chose qui me manque, c’est un outil de gestion de communauté de type CRM. J’ai bien peur que ça n’existe pas (encore) tant ce métier est nouveau et peu balisé encore.

Là prochaine fois, je vous ferais aussi une liste de ce que j’utilise comme outils de manière plus générale ainsi que quelques bons trucs et astuces.

Et vous, avez-vous des applications de ce genre à recommander?

Une petite réflexion sur l’ère des médias sociaux? Allez savoir…

http://www.viandox.com/

Mais je l’ai trouvé très drôle. :)

We want a < sarcasm/> HTML tag

Une des problématiques majeures du web lorsqu’on en vient au domaine des communications et plus particulièrement aux champs du traitement du language naturel, c’est l’ambiguïté des sens connotés (ou second degré). Combien de fois avez-vous été confronté à un texte et vous êtes-vous demandé si l’auteur était sérieux ou avez-vous mal interprété la phrase? Combien de fois Google vous a-t-il amené sur une page répondant à vos critères, mais ne traitant pas du sujet de la manière dont vous le souhaitez?

Que nous soyons humains ou machines, de nombreux textes de la toile se révèlent à nous et, si nous sommes tout à fait capable de comprendre, trier et catégoriser un texte, il est parfois difficile pour un humain d’en comprendre le sens exact et c’est tout à fait impossible pour une machine.

Dans une approche de web sémantique, le HTML et les autres langages de balisages jouent un rôle important dans la valeur accordée à certains mots, groupes de mots et à la structure des textes. La balise <h1/>, par exemple, indique un titre de premier niveau. Vous ne la voyez pas, mais le texte qu’elle balise, lui, vous apparaitra généralement comme un titre principal, vous saurez que ce titre définit de quoi parlera le reste de la page. Pour les moteurs de recherches, cette balise permet de dire: “ceci est le titre principal de cette page et tout le texte qui suit est en lien avec ce titre”. Les mots ainsi inclus dans cette balise, pour autant qu’ils aient un champs lexical en rapport avec d’autres mots dans le texte, prennent alors plus d’importance, d’où l’intérêt de faire attention à ses titres dans une optique de rédaction web. De la même manière, les balises <ul/>, <ol/>, <address/> etc, fournissent des renseignements importants sur l’importance du texte affiché.

Si l’agencement sémantique permet donc de donner une valeur et une structure aux mots utilisés dans une page web à une machine, il manque encore une chose importante: le sens du texte, et plus spécifiquement, le ton.

Le sarcasme est un des contre-sens ou contre-tons les plus utilisés, il est généralement facile à produire et facile à décoder grâce à l’intonation de l’émetteur. Le sens connoté du texte n’étant pas une variation mais bien une opposition du sens signifié. Mais sur le web, nous lisons du contenu qui n’a pas de mimiqueset qui est, de plus en plus, extrait de son contexte. Agrégateur RSS, News Reader, citations sur le go, aperçu etc.

L’idée, ce serait d’avoir une balise <sarcasm/> (ou <scm/>?) qui permettrait d’expliquer aux machines que nous exprimons l’inverse de ce qu’elles croient et de montrer aux humains, par une modification dans le texte, que ce qui est écrit est sarcastique. Cela se fait déjà chez les geeks, où les auteurs entourent leurs textes de paires de balises dans le même genre que <sarcasm></sarcasm>.

Farfelue comme idée, non?

Eh bien! Figurez-vous que le W3C (organisme de régulation des standards du web) s’est déjà penché sur la question et à répondu de manière on ne peut plus sarcastique (début juin 2009):

Bref, c’est pas pour demain. Mais histoire de rire et peut-être même de faire bouger l’industrie à ce sujet (rêvons un peu), je me permet de vous inviter à rejoindre ce groupe Facebook pour l’implémentation de ce tag dans la prochaine version des standards HTML.

Notez aussi qu’un site web “milite” pour la création de fontes (sous-ensembles d’une polices de caractères) sarcastiques. Il propose à cet effet d’avoir l’effet visuel inverse d’un texte en italique.

PS: Pas plus tard que mercredi, Michelle Blanc était victime d’une mauvaise interprétation d’un de ses tweets sur Haïti qui a été pris pour du sarcasme, justement.

MAJ 15-01-10 / Le Telegraph publie un article sur une compagnie ayant sortie une marque de ponctuation exprimant le sarcasme. Une affaire à suivre.


Jeune spécialiste des médias sociaux de Montréal qui croque dans l'internet à pleines dents.
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